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| 07/09/2007
Le glacier des Deux Alpes
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Chroniques d’un été sur le glacier. |
Le bikini, la plage et les surfers bodybuildés, ça n'a jamais été mon truc. Alors l'été, je le passe entre 2 téléskis, bien au frais sur un glacier. Mais rider à cette période, c'est plein d'avantages comme d'inconvénients. Revue de détail. En France, il n'y a pas le choix, puisque les deux seuls glaciers à survivre sont ceux de Tignes et des Deux Alpes.
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Tignes, j'y fais un saut rapido, car le park n'est pas des plus impressionnants. Cette année, ils l'ont déplacé en haut du téléphérique, faute de neige sur Rosolin. Résultat : pas de pipe, un hip maigrichon, quelques tables et quelques rails. Disons que c'est plutôt sympa pour débuter et assez calme, contrairement aux Deux Alpes. « Ce que j'aime à Tignes, nous explique Amandine, 23 ans, c'est que ce n'est pas blindé. Il n'y a pas tellement de monde au park, donc on se connaît tous, on se motive ensemble et personne n'est là pour se la raconter. L'aprem, j'adore aller faire du waterjump au lac, c'est idéal pour travailler mes tricks. Ou je chill au skatepark, qui est de mieux en mieux, très agréable à rider. »
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Après ce rapide saut en Savoie, je mets donc le cap sur les Deux Alpes pour deux petits mois. Comme tous les ans, le park est digne (ou presque ) des parks ricains : deux bons pipes, un très joli hip, deux big airs trèèèès fat, deux tables top, une multitude de petits et moyens kicks, un petit step-up, des bidons, un wall, et des rails en pagaille... Et comme aux US, il y a du monde dans tous les sens...Des riders de tous les pays européens (italiens, espagnols, polonais, tchèquo-biélo-russe), viennent y passer quelques temps, ce qui rends l'ambiance super sympa, à base de rencontres toujours différentes.
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J'ai aussi retrouvé quelques pro riders (-euses), dont Mirjam Jaeger et sa copine Anaïs Caradeux. L'été, c'est plus cool. Au lieu d'un entraînement intensif, les filles travaillent quelques nouveaux tricks sans se mettre la pression. La neige molle pardonne plus de mauvaises réceptions, il n'y a pas d'échéances proches, c'est donc forcément plus décontract' !
« En fait, on cherche à progresser mais surtout à s'amuser et à se faire plaisir. On ride plus « pour nous » que pendant l'hiver. Et c'est parfois plus productif ! De toute façon, je ne louperais jamais mes quelques semaines aux Deux Alpes l'été...Pour l'ambiance, pour rider avec tous mes potes, mais aussi pour les sorties. Pas tous les soirs, sinon c'est trop dur de bien rider le lendemain, mais on fait quand même la fête ! » explique Mirjam.
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Il faut aussi composer avec les conditions de neige, très dure assez longtemps pour devenir de la « soupe » rapidement. « Août a été froid, ce qui a permis de ramener un peu de « fraîche ». On a même fait quelques runs dans de la poudreuse (20 cm quand même !)...Ce qui a sauvé le glacier, raviné par plein de petits ruisseaux dès la fin de juillet ! Dans l'ensemble, il a moins souffert que les dernières années » nous raconte Claire, qui habite aux Deux Alpes.
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L'été, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas...De très froid on peut avoir très chaud, de la glace vive on passe à la soupe, et un wall peut disparaître au profit de bidons le lendemain. Il faut venir rider au moins une fois dans sa vie sur un glacier l'été. Pour l'ambiance si cosmopolite, pour s'adapter à toutes sortes de conditions de neige, pour rider un park XXL, pour monter sur les pioches avec des jolis riders étrangers, ou pour goûter les barbecues de la cabane.
Article de L.Paltz
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